Etat du Carillon avant sa rénovation


Le bâtiment de 1939 était de piètre qualité. Construit en parpaings de mâchefer, orné de tuyaux de fibrociment en guise de colonnettes, couronné d'un improbable mélange de tuiles, de ciment et d'éverite, plus petit que l'ancien – dont il réintègre un peu n'importe comment une partie des plâtres décoratifs – il offre surtout, tant aux cloches et à leurs supports qu'à toute la partie mécanique, une protection extrêmement imparfaite contre les intempéries, voire même contre le vol. Tout le tringlage métallique en particulier s'y dégrada assez vite, ce qui obligea à le refaire entièrement en 1982.

Mais surtout, la solidité du bâtiment laisse à désirer, et il ne cesse de se dégrader. L'enduit tombe en morceaux, entraînant la dégradation rapide de ce qu'il recouvrait. De plus, la nature même des matériaux employés interdit toute tentative de restauration de l'édifice actuel.


Un bâtiment à la dégradation évidente.
Un détail qui se passe de commentaires.








Pour la partie en bois de la mécanique, après certaines pluies (selon d'où vient le vent), son gonflement bloque complètement les jeux, et le carillon devient totalement injouable pendant plusieurs jours. Il arrive même qu'on ne puisse récupérer toutes les notes qu'au bout de plusieurs semaines.

Quant aux poutres qui supportent les cloches, une photo suffira à monter leur état de pourrissement. Ces poutres ont été sanglées. Mais cette solution ne saurait être définitive.


Des cloches qui tiennent aujourd'hui par des poutres bien abîmées


Nous avons donc en fait 18 cloches, plus une qui sonne en volée. Dans celle-ci, qui existe encore, on peut identifier sans peine la cloche en si bémol offerte par une dévote demoiselle à la chapelle provisoire de 1856, et réinstallée dans le carillon


Un autre des handicaps du carillon actuel est de ne couvrir, et encore en partie seulement, qu'un octave et demi :



La gamme actuelle du carillon de Forcalquier